Dialogue, seul.

- Echéance le 11 mai, et nous sommes déjà le 9, mais qu’est ce que tu fous ? Où en est ta production, ton texte ?
- Désolé, je n’ai rien, c’est dramatique. Quand j’ai vu la photo, je me suis dit que cela allait être du gâteau, mais je n’ai rien de prêt.
- Ah l’angoisse de la page blanche, la plus grande peur de l’écrivain.
- Je croyais que c’était la crampe, la plus grande peur de l’écrivain.
- Mais non imbécile, ce n’est valable que pour l’écrivain célibataire. Pour les autres, c’est la page blanche.
- Mais je ne me sens pas très concerné. Je ne me considère pas vraiment comme un écrivain. Et je n’écris pas mes textes, je les tape sur un clavier. Au pire l’écran est blanc. En plus, je les saisis toujours dans une fenêtre réduite, donc j’ai une vue sur mon fond d’écran qui est en ce moment une photo. Et enfin, la panne sèche, c’est comme l’insomnie je ne connais pas.
- Alors c’est quoi le problème sur ce jeu ?
- A la limite, je dirais trop d’idées, mais c’est faux aussi. C’est plutôt des idées, mais qui ne débouchent pas. Si tu voyais mon dossier Mes Documents\perso\blog\nouvelles\pas publié, pas la peine de de commenter la faute, il est plein. Et il y a au moins XXXX fichiers correspondants à ce sixième jeu.
- Explique toi un peu mieux, je ne comprends pas où sont tes difficultés ?
- Je vais essayer d’être plus précis, et te balayer rapidement les différentes pistes et où elles en sont.
Là le deuxième interlocuteur fait une petite pause et remet ses idées en place.
- Ma première idée fut un texte nommé le 16 mars, qui était un lendemain, le lendemain du 15 mars donc. C’était un huis-clos dans les pensées du narrateur qui décrivait sa vie à partir de ce 16 mars en remontant dans le passé. J’avais trouvé l’idée de base et la chute. Cela s’annonçait facile. Sauf que soit la conclusion était trop brusque, soit elle était évidente depuis le début du texte. J’aime beaucoup l’idée et la dernière phrase, mais à part celle-ci et le premier paragraphe rien ne va. Je conserve pour plus tard, mais impossible pour ce jeu.
- Donc, une idée qui te semble bonne mais qui ne se concrétise pas. Cependant tu m’as dit que tu en avais plusieurs autres.
- Oui, la deuxième était complètement différente, c’était une histoire de racket qui tournait mal. Il y a eu deux versions de cette histoire, une que l’on pourra qualifier de réaliste qui finissait avec le jeune homme du photomaton sur les rails du métro. La seconde plus fantastique avec des vampires et des métamorphes. Bon, la première version était tellement glauque que je n’ai pas réussi à la terminer, l’autre était tellement grand spectacle qu’elle était au dessus de mes capacités d’auteur.
- Déjà deux idées, mais tu semblais dire que tu en avais une troisième.
- Tout à fait, la troisième, qui elle aussi me plait beaucoup, c’était une confession. La confession d’un ange qui doute. Il ne doute pas de l’existence de Dieu, il est un ange, il le connait. Mais il doute de sa mission et de son intérêt. Au début, il expliquait à son interlocuteur, absent, forcément, c’est même une des causes du doute, pourquoi il en était là. A la fin, il s’énerve et déclare qu’il va enfin savoir si sa mission est utile ou pas. Il sort du photomaton et commence à tout détruire. En parallèle de cette confession, le lecteur découvrait les réactions qu’elle provoquait dans au “Paradis”. Cette fois, trois versions possibles, soit on voyait une réunion très administrative qui n’arrivait pas à prendre de décisions. Notre ange n’étant pas arrêté finissait par provoquer la fin du monde. Et il avait sa réponse, sa mission ne servait à rien, vu que personne ne l’empêchait de tout détruire. Sauf que cela n’arrivait que parce que l’administration était gelée. Deuxième version, au moment où il sortait un autre ange se tenait devant lui et répondait à toutes ses interrogations du début. Et enfin dernière possibilité, il sortait et “noircissait” rejoignant les Forces du Mal.
- Et alors, cela a donné quoi ?
- Réfléchit, cela n’a rien donné, autrement je ne serais pas en train d’expliquer pourquoi je n’ai pas de textes.
- Effectivement c’est logique, et tu comptes faire quoi ?
- J’en suis arrivé à la conclusion que j’allais publier ce dialogue.
Sur ces mots, le pouce gauche appuya sur la touche Ctrl, simultanément l’index gauche pressa le S. Puis, ce fut Alt et F4…

****

Alors, ce texte est lié au jeu numéro 6 du blog à mille mains. La photo est une oeuvre de Louise Imagine

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Petits Bonheurs

Un billet ma vie pour une fois, j’ai quelques petits coups de coeur à partager:
Tout d’abord au cinéma, nous avons vu ma femme et moi deux films récemment:
Le discours d’un roi” et “We want sex equality“.
Alors le premier a eu tout le battage nécessaire, mais je tiens à rajouter ma petite voix, il faut le voir. Mais attention, il faut le voir en si possible en VO. C’est vraiment un cas où l’adéquation entre le personnage et sa voix est essentiel. Colin Firth qui restait pour moi le D’Arcy parfait (aussi bien dans Orgueil et Préjugés que dans Bridget Jones) rajoute clairement à son personnage de Lord Anglais un peu raide, une profondeur qui lui faisait un peu défaut. Mais je voudrais dire aussi tout le bien que je pense de la performance d’Helena Bonham Carter. Souvent, elle joue des rôles de femmes un peu folles avec un physique plutôt maigrichon. Là, elle est tout d’abord une duchesse puis une reine tout à fait crédible, et elle rend bien le côté un peu rond de la reine Elisabeth (la mère de celle d’aujourd’hui), mais en même temps très ferme, voir dur.
Le deuxième film est dans la lignée des comédies sociales anglaises (le réalisateur avait tourné “Calendar Girls”), il est basé sur une histoire vraie. C’est un vrai petit bonheur, un film qui donne le sourire avec une vraie finesse. Quelques moments de “gros” sentiments, mais cela passe très bien. C’est certain que les ouvrières de l’époque étaient sûrement moins sexys que certaines actrices, mais cela ne choque pas. La scène d’explication entre les O’Grady est très réussie, l’arrivée de Miss O’Grady chez son amie riche m’a fait éclater de rire. Un film à voir à tout prix.

Après le cinéma, le spectacle musical pour enfants, même si les adultes apprécient aussi. Seul défaut, à mon avis, trop court, mais mes filles (7, 5 et 2 ans) n’ont pas trouvé. C’est la difficulté avec les spectacles pour enfants qui plaisent aussi aux adultes. Alors, ce spectacle, c’est celui de la Famille Maestro. C’est frais, c’est gai, c’est entrainant, bien écrit, bien chanté (une mention toute spéciale à Natacha Santangeli qui a une capacité à modifier sa voix qui m’a bluffé). Pour ceux qui ne connaissent pas la Famille Maestro, c’est un trio, qui sur des airs de musique classique connus, chante des chansons. C’est agréable à écouter pour les petits et les grands. “Dame hippopotame”, “l’orange pressée” et surtout “le train train quotidien” enchantent mes filles, “Dis maman comment” a captivé ma fille aînée qui a profité de la chanson pour obtenir des réponses à un sujet fort passionnant, comment fait-on les bébés.

Enfin, deux plaisirs à lire, dans des genres différents. Tout d’abord “Gagner la guerre” de Jean-Philippe Jaworski, un livre de fantasy qui se déroule dans un monde médiéval/renaissance. Le lieu est essentiellement une cité mélange de Venise et de la Rome Antique. Le héros est un anti-héros très réussi. C’est en “low fantasy” (c’est à dire en fantasy avec peu de magie pour simplifier) ce que j’ai lu de mieux depuis très longtemps. C’est très bien écrit (ce qui n’est pas si fréquent en fantasy, et même en littérature en général), le choix du mot juste semble très important pour l’auteur. C’est un gros pavé, mais cela n’est quasiment jamais tiré en longueur.
Le deuxième est le premier tome du cycle de “Rebecca Kean” de Cassandra O’Donnel, un livre de bit-lit. Alors, il faut accepter les codes de ce genre (livre à la première personne, héroïne féminine, un peu de sex et pas mal d’eau de rose) pour apprécier ce bouquin. Ce livre n’est pas d’une folle originalité dans son principe, le carré amoureux entre l’héroïne et ses trois amants potentiels, le maître, le brute de fonderie et le à la disposition de madame, des crimes à résoudre qui risquent de perturber l’ordre local. Deux originalités quand même, l’héroïne est une mère célibataire (mal barrée quand on voit sa fille…) et elle risque de perturber l’ordre mondial… Cela se lit facilement, c’est sympa, les passages osés ne sont pas trop nombreux (quand je veux lire des livres érotiques, je choisis un livre érotique), et la chute est bien faite. On ne veut que lire la suite.

petit lien: la Famille Maestro

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Comité de Direction Organisé

Deuxième article en quelques jours, je ne tiendrai sûrement pas ce rythme très longtemps. :)

C’est le retour de l’Organisation (introduite pour le jeu n°5 du blog à 1000 mains), mais cette fois-ci, nous voyons sa direction agir. J’ai un troisième texte la concernant qui montrera une autre facette.

***

Un léger sifflement accompagna la disparition de la porte dans le mur. Deux gardes en uniforme noir et argent se tenaient immobiles de chaque côté de l’ouverture. L’homme qui entra dans la pièce les ignora comme s’ils étaient de simples meubles. D’ailleurs pour lui, ils n’étaient même pas cela. Une table pouvait représenter une certaine valeur, être difficile à remplacer, eux étaient interchangeables et remplaçables. Entièrement vêtu de blanc, il alla s’assoir sur son fauteuil, blanc lui aussi, face au côté blanc de la table. Elle formait un ennéagone régulier où le blanc, le noir et les sept couleurs de l’arc-en-ciel se partageaient la surface. Face à chaque côté, un siège, et sur chaque siège un homme ou une femme entièrement vêtus de la même teinte.
Blanc était le dernier à s’installer, ce qui était normal, c’était l’un de ses privilèges. Noir se leva et prit la parole:
- Je déclare la séance du Comité ouverte. Les neuf points de l’ordre du jour seront traités suivant nos règles.
Il fit une pause, pendant laquelle les huit autres personnes approuvèrent d’un signe de la tête. Il pressa un bouton, et un hologramme s’alluma devant chacune des personnes présentes. Il continua:
- Le nombre de traités reste stable. Cependant pour faire face à l’augmentation de population du secteur sept, il me faudra conditionner quarante trois personnes supplémentaires. La répartition proposée se trouve devant vous. A priori, il n’y a aucune difficulté de prévisible.
Les images changèrent, et de nouveaux graphiques apparurent.
- Vous pouvez constater que le nombre de ruptures de confiance est en diminution constante. L’Objectif Final reste accessible, et la Trajectoire semble pouvoir être maintenue. Nous espérons même un gain de six cycles de naissance dans le Planning, il ajouta avec une légère pointe de satisfaction, nos successeurs au cinquième niveau devraient vivre dans un univers organisé.
Sur ces mots, il se rassit sans montrer la moindre émotion supplémentaire. Les hologrammes s’éteignirent.
Rouge se leva son tour. C’était l’une des trois femmes présentes, et la personne la plus jeune de l’assemblée.
- En ce qui concerne l’optimisation des temps, nous sommes aussi dans de bonnes dispositions. Sur l’ensemble des secteurs, cinq n’ont plus que des occupations rationnelles et quatre autres sont en cours d’élimination des superflus de catégorie deux. Il ne reste donc plus que six secteurs avec des activités superflus de catégorie trois. Je vous rappelle que les catégories quatre et cinq ont entièrement été éliminés. Seul le niveau Alpha conserve son rythme, comme il se doit.
Les sourires entendus autours de la table montrèrent bien à Rouge que tout le monde ici était bien conscient qu’Alpha n’était pas un secteur, mais un niveau, et était donc complètement différent.
Rouge se rassit. L’un après l’autre, les autres membres du Comité prirent la parole exposant les faits marquants de leur domaine de compétence. Comme toujours, seul Jaune était en retard, mais c’était une éventualité prise en compte depuis le début du Plan. Vint enfin le tour de Blanc, qui contrairement aux autres ne se leva pas.
- Tout d’abord, pour nos successeurs, il reste encore six cercles en lice. Nous avons dû en éliminer deux, ils déviaient de trop par rapport à nos décisions. Trois cercles se révèlent très prometteurs avec un taux de concordance de plus de quatre-vingt dix-huit pour cent. Si leurs progrès continuent à ce rythme, nous pourrons être remplacés dans moins de douze cycles de naissance, et des Successeurs seront désignés. Cependant, nous sommes dans une situation qui risque de devenir difficile pour les suivants. L’application du Plan entraîne une diminution du nombre de candidats, ce qui était prévu. Mais le retard dans le traitement génétique et le clonage de Jaune et nos succès grandissants dans les autres domaines nous amènent à un point de blocage. Afin d’aider Jaune, je propose de transformer le dernier secteur en ferme de reproduction. Il faut augmenter le nombre de générations afin d’accélérer nos expériences. Ai-je votre accord ?
C’était la deuxième fois que ce Comité devait prendre une décision collégiale depuis sa nomination, deux décisions en vingt-six cycles de naissance. Chacun prit le temps de réfléchir et de peser le pour et le contre et les impacts sur son domaine et sur le Plan.
- Je soutiens la motion, dit Noir. Mais j’aurais besoin d’un cycle de préparation, afin de disposer des effectifs de traités nécessaires.
- Aucune difficulté pour moi, le quinzième secteur n’a plus que des occupations rationnelles depuis plusieurs cycles, déclara Rouge.
Orange et Jaune approuvèrent à leur tour sans faire de remarques complémentaires.
- J’ai une difficulté, intervint Vert. Le quinzième secteur est celui qui fournit le plus de produits alimentaires naturels et de récupération. Sa disparition va me provoquer des difficultés d’approvisionnement. Surtout que sa transformation en ferme ne fournira que des éléments recyclés. J’aurais besoin d’au moins deux cycles pour ajuster mon département. En l’état actuel, je ne peux voter pour.
- Cela ne devrait pas poser de difficultés, je peux diminuer la distribution de nourriture et abaisser l’âge du retrait de quatre cycles, intervint à son tour Bleu. Ces deux mesures permettront de compenser au moins en partie tes difficultés.
- Dans ce cas, je change ma décision et approuve la motion, répondit Vert.
Indigo et Violet signifièrent à leur tour leur accord.
- La motion est donc adoptée à l’unanimité, conclut Blanc. La séance est levée, nous nous retrouvons au prochain cycle.
Il se leva et quitta la pièce. Chacun à leur tour, les membres du Comité firent de même.

***

Dans les jours qui suivirent, l’Organisation diminua les distributions de nourriture, modifia l’ensemble des fichiers de données, il n’y avait plus que quatorze secteurs, le de nouveaux délits furent déclarés passibles du reconditionnement. Toutes les personnes âgées de plus de quatre-vingt neuf cycles de naissance disparurent. Et dans l’ex quinzième secteur, la population fut divisée en trois catégories. Les enfants pré-pubères qui furent envoyés dans des fermes de croissance où ils furent gavés de produits avec des hormones qui accéléraient leur développement physique, tout en diminuant leur capacité intellectuelles. Les personnes de plus de quarante cycles disparurent, les autres furent mis en batterie. Grâce à des traitements appropriés les grossesses multiples devinrent la norme et le pourcentage de filles à la naissance monta à plus de quatre vingt dix huit pour cent. Les hommes et les femmes en jaune avaient un nouveau terrain d’expérimentation, le Conseil allait être satisfait.

Un léger sifflement accompagna la disparition de la porte dans le mur. Deux gardes en uniforme noir et argent se tenaient immobiles de chaque côté de

l’ouverture. L’homme qui entra dans la pièce les ignora comme s’ils étaient de simples meubles. D’ailleurs pour lui, ils n’étaient même pas cela. Une table

pouvait représenter une certaine valeur, être difficile à remplacer, eux étaient interchangeables et remplaçables. Entièrement vêtu de blanc, il alla

s’assoir sur son fauteuil, blanc lui aussi, face au côté blanc de la table. Elle formait un ennéagone régulier où le blanc, le noir et les sept couleurs de

l’arc-en-ciel se partageaient la surface. Face à chaque côté, un siège, et sur chaque siège un homme ou une femme entièrement vêtus de la même teinte.
Blanc était le dernier à s’installer, ce qui était normal, c’était l’un de ses privilèges. Noir se leva et prit la parole:
- Je déclare la séance du Comité ouverte. Les neuf points de l’ordre du jour seront traités suivant nos règles.
Il fit une pause, pendant laquelle les huit autres personnes approuvèrent d’un signe de la tête. Il pressa un bouton, et un hologramme s’alluma devant

chacune des personnes présentes. Il continua:
- Le nombre de traités reste stable. Cependant pour faire face à l’augmentation de population du secteur sept, il me faudra conditionner quarante trois

personnes supplémentaires. La répartition proposée se trouve devant vous. A priori, il n’y a aucune difficulté de prévisible.
Les images changèrent, et de nouveaux graphiques apparurent.
- Vous pouvez constater que le nombre de ruptures de confiance est en diminution constante. L’Objectif Final reste accessible, et la Trajectoire semble

pouvoir être maintenue. Nous espérons même un gain de six cycles de naissance dans le Planning, il ajouta avec une légère pointe de satisfaction, nos

successeurs au cinquième niveau devraient vivre dans un univers organisé.
Sur ces mots, il se rassit sans montrer la moindre émotion supplémentaire. Les hologrammes s’éteignirent.
Rouge se leva son tour. C’était l’une des trois femmes présentes, et la personne la plus jeune de l’assemblée.
- En ce qui concerne l’optimisation des temps, nous sommes aussi dans de bonnes dispositions. Sur l’ensemble des secteurs, cinq n’ont plus que des

occupations rationnelles et quatre autres sont en cours d’élimination des superflus de catégorie deux. Il ne reste donc plus que six secteurs avec des

activités superflus de catégorie trois. Je vous rappelle que les catégories quatre et cinq ont entièrement été éliminés. Seul le niveau Alpha conserve son

rythme, comme il se doit.
Les sourires entendus autours de la table montrèrent bien à Rouge que tout le monde ici était bien conscient qu’Alpha n’était pas un secteur, mais un niveau,

et était donc complètement différent.
Rouge se rassit. L’un après l’autre, les autres membres du Comité prirent la parole exposant les faits marquants de leur domaine de compétence. Comme

toujours, seul Jaune était en retard, mais c’était une éventualité prise en compte depuis le début du Plan. Vint enfin le tour de Blanc, qui contrairement

aux autres ne se leva pas.
- Tout d’abord, pour nos successeurs, il reste encore six cercles en lice. Nous avons dû en éliminer deux, ils déviaient de trop par rapport à nos décisions.

Trois cercles se révèlent très prometteurs avec un taux de concordance de plus de quatre-vingt dix-huit pour cent. Si leurs progrès continuent à ce rythme,

nous pourrons être remplacés dans moins de douze cycles de naissance, et des Successeurs seront désignés. Cependant, nous sommes dans une situation qui

risque de devenir difficile pour les suivants. L’application du Plan entraîne une diminution du nombre de candidats, ce qui était prévu. Mais le retard dans

le traitement génétique et le clonage de Jaune et nos succès grandissants dans les autres domaines nous amènent à un point de blocage. Afin d’aider Jaune, je

propose de transformer le dernier secteur en ferme de reproduction. Il faut augmenter le nombre de générations afin d’accélérer nos expériences. Ai-je votre

accord ?
C’était la deuxième fois que ce Comité devait prendre une décision collégiale depuis sa nomination, deux décisions en vingt-six cycles de naissance. Chacun

prit le temps de réfléchir et de peser le pour et le contre et les impacts sur son domaine et sur le Plan.
- Je soutiens la motion, dit Noir. Mais j’aurais besoin d’un cycle de préparation, afin de disposer des effectifs de traités nécessaires.
- Aucune difficulté pour moi, le quinzième secteur n’a plus que des occupations rationnelles depuis plusieurs cycles, déclara Rouge.
Orange et Jaune approuvèrent à leur tour sans faire de remarques complémentaires.
- J’ai une difficulté, intervint Vert. Le quinzième secteur est celui qui fournit le plus de produits alimentaires naturels et de récupération. Sa

disparition va me provoquer des difficultés d’approvisionnement. Surtout que sa transformation en ferme ne fournira que des éléments recyclés. J’aurais

besoin d’au moins deux cycles pour ajuster mon département. En l’état actuel, je ne peux voter pour.
- Cela ne devrait pas poser de difficultés, je peux diminuer la distribution de nourriture et abaisser l’âge du retrait de quatre cycles, intervint à son

tour Bleu. Ces deux mesures permettront de compenser au moins en partie tes difficultés.
- Dans ce cas, je change ma décision et approuve la motion, répondit Vert.
Indigo et Violet signifièrent à leur tour leur accord.
- La motion est donc adoptée à l’unanimité, conclut Blanc. La séance est levée, nous nous retrouvons au prochain cycle.
Il se leva et quitta la pièce. Chacun à leur tour, les membres du Comité firent de même.

***

Dans les jours qui suivirent, l’Organisation diminua les distributions de nourriture, modifia l’ensemble des fichiers de données, il n’y avait plus que

quatorze secteurs, le de nouveaux délits furent déclarés passibles du reconditionnement. Toutes les personnes âgées de plus de quatre-vingt neuf cycles de

naissance disparurent. Et dans l’ex quinzième secteur, la population fut divisée en trois catégories. Les enfants pré-pubères qui furent envoyés dans des

fermes de croissance où ils furent gavés de produits avec des hormones qui accéléraient leur développement physique, tout en diminuant leur capacité

intellectuelles. Les personnes de plus de quarante cycles disparurent, les autres furent mis en batterie. Grâce à des traitements appropriés les grossesses

multiples devinrent la norme et le pourcentage de filles à la naissance monta à plus de quatre vingt dix huit pour cent. Les hommes et les femmes en jaune

avaient un nouveau terrain d’expérimentation, le Conseil allait être satisfait.



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de retour, et le retour de Michel et Louise

Après 4 mois d’absence, je n’avais pas oublié ce blog. C’était juste que la “vraie” vie m’en avait tenu éloigné un certain temps.

Alors, pour ce retour, un nouveau Michel et Louise.

****

Pourquoi et comment était elle arrivée là ? Louise n’arrivait pas à répondre à ses questions. Depuis qu’elle avait quitté son mari, sa vie s’était effondrée autours d’elle. Les lettres et les meurtres qu’elles annonçaient, c’était déjà difficile à supporter. Mais cette journée avait au delà du possible. Elle se revoyait ce matin même, pénétrant dans le commissariat du quartier. Elle venait de quitter l’hôtel où elle avait essayé de dormir. L’agent à l’accueil l’avait immédiatement amené voir un lieutenant de police. Là, elle avait raconté son histoire, montré les lettres et demandé de l’aide. Et elle entendait encore la voix du policier, son air embarrassé.

- Madame, Michel Savenberg n’existe pas. Il n’y a aucune trace d’une personne de ce nom là. Et pour l’état civil, vous êtes célibataire. Vous n’avez jamais été marié. Nous avons bien noté son signalement, nous allons rechercher cet homme. Mais pour l’administration française, il n’existe pas.
L’homme s’était tourné vers une jeune femme brigadier.
- Veuillez raccompagner madame, s’il vous plait.
La policière ouvrit la porte et fit signe à Louise de la suivre. Elle l’amena jusqu’à l’extérieur du bâtiment.
- Madame, fit elle, prenez cette carte. Mon supérieur ne peut rien faire pour vous pour le moment, nous n’avons pas les effectifs pour vous affecter un agent en permanence. Mais si vous avez besoin d’un endroit pour vous reposer, le plus en sécurité possible, allez à cet endroit. J’ai écrit mon nom au dos de la carte, dites leur que vous venez de ma part, ils ont l’habitude de recevoir des femmes en difficulté.
- Merci, répondit Louise en fourrant la carte dans sa poche, sans y penser.
Et elle s’éloigna.

Ce premier choc fut le premier de la journée, le deuxième ce fut l’hôtel.

- Voici votre clé et vous avez du courrier, marmonna l’employé à l’accueil.
- Une lettre, mais qui a pu m’écrire ici, demanda Louise. Je ne suis arrivée qu’hier, et personé ne sait que j’ai pris une chambre.
- Aucune idée madame, quand j’ai pris mon service, il y avait cette lettre dans votre casier, répondit l’homme, d’un ton toujours aussi peu aimable.
Louise prit l’enveloppe et vit son nom écrit à la main dessus, Louise Parrier épouse Savenberg. Elle reconnut immédiatement l’écriture et ouvrit d’une main tremblante cette missive.

Louise,

vivre avec toi était un enchantement, mais depuis que tu es partie tu me fatigues. Devoir te retrouver afin de pouvoir t’écrire me demande beaucoup trop d’efforts, cela m’énerve. Et tu le sais qu’il ne faut pas m’énerver, jusqu’ici tu l’avais bien compris. Tu as été te plaindre à la police, et donc tu as découvert certains de mes petits secrets. Tout cela est fort dommageable. Cependant je suis un homme raisonnable, si tu me reviens, je pense que je pourrais te pardonner. Je ne t’aime plus comme avait, je te hais même, mais j’ai bien réfléchis et j’ai besoin de toi.
Reviens-moi, Louise, reviens-moi.

Retourne chez nous, et je t’y rejoindrais. Ensuite nous partirons loin d’ici et nous pourrons construire l’avenir que je mérite. Je ne peux croire que tu choisisses de continuer ton comportement puéril, mais si tu tentes de me fuir encore, je serai très fâché. Et mon énervement ne se calmera avec quelques petits incidents comme ceux que tes connaissances ont vécus ces derniers jours.

Reviens Louise.

Ton Michel qui te hait.

Elle partit en courant, s’engouffra dans un bus qui passait. En cherchant son ticket, elle sentit un papier froissé dans sa poche. Elle le ressortit et le regarda. Sa main tremblait et elle ne réussit que péniblement à le déchiffrer. Un petit symbole représentant une biche allongée sur un croissant de lune semblait la dévisager. Elle inspira profondément et prit sa décision.

Et maintenant, elle était devant cette porte, une carte froissée dans une main, une lettre dans l’autre. Elle tenait la poignée et l’ouvrit. Elle entra.

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Il était une fois… et état des lieux

Alors, ce billet se découpera en deux parties. Tout d’abord la critique d’un spectacle pour enfants, la deuxième un petit point sur la vie de ce lieu.

Nous sommes allés voir, ma femme et deux de mes filles (5 et 2 ans) le spectacle “Il était une fois” au Théâtre Musical Marsoulan (Paris XIIe rue Marsoulan près de Nation). Comme on peut le supposer en lisant le nom du théâtre, il y a des chants, mais aussi de la danse. Le “pitch” est le suivant:

“Rien ne va plus dans les contes de fée : le prince de Blanche-Neige a pris la poudre d’escampette au bras de la sorcière. Aussi, pour venir en aide à son amie, Peter Pan sollicite le Comte d’Andersen afin de trouver un autre soupirant pour Blanche-Neige.”

Sur le site où nous avons acheté nos billets, le spectacle était annoncé pour les 3 à 12 ans. A 5 ans cela a très bien marché, à 2 ans, elle a suivi mais a eu peur a plusieurs reprises (en particulier avec le loup).

La pièce démarre lentement, mais ensuite je l’ai trouvé fort agréable à regarder. Les comédiens/danseurs/chanteurs nous entraînent dans leur monde avec un talent certain. Andersen en particulier danse très bien, et Blanche-Neige est peste à souhait. Il y a huit comédiens sur scène, cela m’a changé des spectacles pour enfants que j’avais vu jusque là (qui allaient jusqu’à trois). Donc, personnellement, j’ai beaucoup aimé, mes filles aussi, surtout la plus grande, ce qui est normal. Ma femme est plus réservée. Un des points qui l’a gêné, ce sont les références au monde de la télévision (un autre, plus détail, ce sont les micros qui n’étaient pas très esthétique). Comme nous ne la regardons pas, cela lui est étranger. De plus le spectacle, même s’il est annoncé pour les 4-12 ans, il est plus orienté vers les 6 ans et plus, qui peuvent mieux apprécier l’ensemble. Sauf bien entendu les bisous de Peter Pan et de Blanche-Neige à la fin, qui a 5 ans sont magiques.

En conclusion, une note 8/10, et un encouragement à découvrir ce spectacle et ce théâtre.

****

Maintenant, le petit point sur ce blog. Actuellement, j’essaie d’écrire:

  • Michel et Louise 3. Mais cela bloque, j’ai le début, la chute, la trame, mais aucune chair ne tient sur ce squelette. Je vais bientôt avoir écrit l’épisode 4 avant d’avoir fini le 3. Avancement 60%, mais que les derniers 40 % sont difficiles (j’en suis à ma quatrième réécriture).
  • Michel et Louise 4, presque finalisé, sauf la chute qui pour l’instant tombe mal. Avancement 80%
  • deux lendemains, dont j’ai les trames, mais pas encore vraiment pris de temps de les développer. Avancement 20 et 30%
  • Une nouvelle de 15000 signes environ, La fin de la colonie minière 723B, que j’ai écrite il y a quelques temps, et que j’ai donné à béta-lire sur le forum de http://cocyclics.org/. Suite aux retours (certains sont durs), je suis en train de faire la V2 (il y aura sûrement une V3 définitive après). Avancement de la V2: 20%.
  • Et pour un appel à textes un peu particulier (on va dire classé X), j’écris plusieurs nouvelles autours du thème l’amour au bureau. J’en ai fini une, et une autre est en cours (j’ai 4 autres idées possible). Avancement 100 et 75%.

Pour “La fin de la colonie minière 723B”, j’hésite à la poster en version béta. Pour les nouvelles interdites au moins de 18 ans, si elles intéressent quelqu’un, je peux les fournir par mail, mais je ne compte pas les déposer ici.

****

liens divers:

http://www.theatremarsoulan.com/

classé X

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l’Organisation

- Maintenant, mesdames et messieurs, voici une des deux œuvres-phares de notre exposition, la Jeune Fille à la Fenêtre.

Cette œuvre est une réponse au tableau qui se trouve derrière nous, le Ciel.

Nous supposons que les deux jeunes filles sont une seule et même personne. Je vous laisse les admirer, et je répondrai à vos questions ensuite.

- Monsieur, je ne comprends pas ces tableaux, ils représentent une jeune femme, mais qu’est ce que ce ciel et que regarde la jeune fille du dessin.

- Très bonne question madame, d’après les écrits accompagnants ces œuvres, nous supposons qu’elle regarde une fenêtre, et que dans cette fenêtre, elle voit quelque chose, que nous pensons être le ciel. De même sur le tableau, derrière la joueuse de carte, il y a une fenêtre et on y verrait le ciel. Cependant, je tiens à vous rappeler que nous n’avons pas pu dater ces toiles avec précisions, et qu’en conséquence, il n’est pas certain du tout que ces choses n’aient jamais existé. Certaines disent que ces œuvres dateraient de l’Âge Terrestre, un temps quasi mythique, d’autres que ce n’est que le résultat de la drogue sur le cerveau d’un artiste malade.

- Et quelle est la théorie officielle ?

- L’Organisation nous dit que ce ne sont que des délires.

D’une même voix, toutes les personnes présentes déclarèrent :

- L’Organisation est notre Amie, Elle est là pour nous protéger, de nous-mêmes s’il le faut. L’Organisation a raison.

Le groupe termina rapidement sa visite, et les visiteurs repartirent tous d’où ils venaient, retrouver leur place de rouages. Quelques instants après leurs départs, deux hommes en uniforme noir et argent se dirigèrent vers les deux œuvres, et les enlevèrent des murs. Un troisième rassembla tout le personnel du musée.

- Ces œuvres n’ont jamais existé, telle est la décision de l’Organisation.

- Telle est la décision de l’Organisation. L’Organisation est notre Amie, Elle est là pour nous protéger, de nous-mêmes s’il le faut. L’Organisation a raison.

Le guide hésita légèrement, et ne fut pas dans le même rythme que les autres. L’uniforme noir et argent le regarda.

- Suis-moi. Les autres, vous pouvez retourner à votre travail.

Le guide suivit son interlocuteur, jusqu’à la salle de reconditionnement. Il n’en sortirait plus, l’Organisation ne pouvait se permettre d’avoir des hésitants en son sein.

*****

Alors, ce texte est lié au jeu numéro 5 du blog à mille mains. Le dessin est une oeuvre de Marlène, et le tableau une peinture de Lucien Mandosse peintre que j’apprécie beaucoup pour de multiples raisons.

En voyant le dessin de Marlène deux idées me sont venues quasi immédiatement, dont celle qui a donné ce texte. La fenêtre semble imaginaire, le paysage est un peu flou. Je me suis dit que pour quelqu’un qui  n’aurait jamais vu de fenêtres, cela semblerait complètement irréel, un peu fou. Donc, une humanité sans fenêtre, dans le cas présent, dans une sorte d’immense vaisseau spatial. L’idée de l’Organisation est issue de deux sources: Campbodge des Khmers Rouges, et le jeu de rôle humoristique Paranoïa (dans lequel déjà, les gens sont enfermés et ne voient jamais l’extérieur, et dont une des phrases cultes est: l’Ordinateur est votre ami).

Voilà, bonne lecture.

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BB au cinéma en 2010

Il y a dix jours, je suis allé au cinéma. Comme avec les filles, cela m’arrive à peu près une ou deux fois par an, il faut faire très attention en choisissant son film.
Je ne choisis pas un film trop intelligent (donc pas la dernière palme d’or du festival de Cannes par exemple), le but est de passer un bon moment de détente. J’essaie d’éviter le navet absolu, vu le prix d’une place de ciné. Et il faut que ce soit un film pour lequel le grand écran est un vrai plus. Donc, le film intimiste à la française où toute l’action se passe dans le 2 pièces cuisine salle de bains de l’héroïne trop torturée pas sa vie trop dure et injuste, on évite aussi. Enfin, il faut choisir un film à un horaire compatible avec mon emploi du temps, et dans un cinéma facilement accessible.
Voilà, je suis donc allé voir au Select à Antony, le film “Yona, la Légende de l’oiseau sans ailes” avec mes deux grandes filles (6 ans et demi et 5 ans). J’avais choisi ce film après avoir vu qu’il passait et jeter un coup d’œil à la bande annonce sur internet.
Tout d’abord, un premier bon point, le tarif moins de 15 euros pour mes filles et moi, c’était bien. Deuxième point positif, la salle, elle n’est immense, mais nettement plus grande que les salles secondaires de la plupart des grands cinémas parisiens. Troisième point positif, le public, des enfants avec leurs parents, mais globalement, juste des petits chuchotements pendant la projection pour demander des explications ou des petits câlins.
Ensuite, l’histoire en quelques mots:
Yona est une petite fille un peu seule qui se promène avec un déguisement de pingouin. C’est un cadeau de son père disparu. Elle rêve de voler. Un jour, elle trouve un jouet qu’elle répare. Ce jouet s’anime et l’entraine dans un autre monde, où elle va devoir lutter contre le seigneur du mal qui est de retour.
Ce qui a permis à mes filles d’accrocher:

  • Un nombre restreint de personnages. Cela aide à suivre l’histoire.
  • Des méchants pas terrifiants (sauf à la fin, mais cela passe très bien vu la scène).
  • Une histoire sans grosse surprise mais qui fait rêver et sourire.

Alors, tout d’abord, c’est un VRAI film pour enfants, pas pour préados avec des références pour plaire aussi aux adultes (donc ce n’est pas un Pixar ou un Dreamworks). Sur allocine, il est indiqué à partir de 6 ans, à mon avis, c’est plutôt à partir de 3/4 ans. Il faut juste que les enfants arrivent à rester à peu près concentrés. Mes deux filles ont beaucoup aimé, l’aînée à garder la bouche ouverte pendant tout le film (signe qu’elle est complètement prise dans le film), et la deuxième a tout suivi sans difficulté (même si elle a posé quelques questions parce que certains passages un peu oniriques ou rapides étaient plus compliqués).
En tant que parent, je ne me suis pas embêté (pas comme en allant voir, le film le Voyage à Panama qui est aussi un très bon film pour enfants de moins de 6 ans, mais vraiment trop enfantin).
Je ne peux que le conseiller aux parents de jeunes enfants, il vient de sortir en DVD, c’est vraiment un bon moment pour les bambins.

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L’espoir ne fait pas toujours vivre

Petit texte sur les derniers instants d’un jeune soldat plein d’ambition. La première fois que je l’ai montré, la principale remarque a été: chute trop brusque. J’ai hésité, et finalement, je l’ai conservé telle quelle. Je l’aime bien comme cela. C’est un vieux fond de tiroir, mais comme en ce moment, je n’arrive à rien finir je le poste :)

« Les monstres qui nous ont attaqués sont enfin partis, et grâce à eux j’y suis enfin arrivé. Moi, Klaus Verther, deuxième fils d’un petit aubergiste de Praag, je le suis enfin, j’y suis. J’ai bien fait de quitter mon pays et de venir servir le Comte. J’ai tout fait pour me faire remarquer et devenir celui que je rêvais être, un homme de légende. Après des années d’efforts, je suis enfin arrivé à atteindre un poste de confiance. Je suis un des gardes du Baron, son héritier. Et là, lors de cette attaque, j’ai fait un rempart de mon corps entre ces créatures et le Baron. Je suis un héros, je suis enfin un héros. J’ai mal, je ne vois plus rien…… des voix…. »
« Capitaine, le Baron est là, mais il est mort. »
« Non ce n’est pas possible, il ne peut pas l’être, je l’ai protégé. »
« C’est cet imbécile qui l’a embroché avec son épée. »
« Enlevez le cadavre de cet homme, et ramenons le corps de son fils à notre seigneur. »
« Mais ce n’est pas possible, il ne peut pas être mort, je l’ai protégé, je l’ai sauvé. Qui a pu faire cela ? Mais qu’est ce qui se passe ? On me déplace ? On me bouge ?»
« Non seulement, il est maladroit, mais en plus il est lourd. Bon débarras. »
« Mais cela veut dire que c’est moi, qui ai, non, non ce n’est pas possible, NOOOONNNNNNNNNNN !!!!!!! »
« Capitaine, il est encore vivant. »
« Ramenez-le au Comte, il voudra s’en occuper lui-même. »
« Non, je ne voulais qu’être un héros, un héros, un héros, enfin quelqu’un, ne plus être rien…….. rien ….. rien….. »
« Capitaine, il ne bouge plus. »
« Laissez-le aux corbeaux, on rentre. »

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Bonnes vacances

Bonnes vacances à tous, j’espère à mon retour réussir à finir les trois articles que j’ai commencé ;) .

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Petit coup de pub

Dans le style, ma vie est passionnante, je viens de déménager. Et donc, logiquement, nous allons refaire la déco.
Nous avons trouvé ce magasin Dorison G. à Antony (le site est ). C’est un grossiste, aimable, qui vend aussi aux particuliers et qui a un choix en papiers peints assez impressionnant. Et en plus ils font un truc génial :

Ils prêtent des nuanciers de peintures, mais aussi des catalogues de papiers peints. Comme cela, vous pouvez rentrer chez vous, faire votre choix, hésiter (et même changer d’avis au moment où votre mari se prépare à partir à son travail, et à aller passer commande. Cette situation ne peut pas exister :) )

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